UC3 – Conduire une formation

Place de l’EDUCATION A LA SEXUALITE & A LA CITOYENNETE

pour l’Egalité Fille Garçon au cœur du Vivre ensemble

 

L’ONU s’est fixé 17 Objectifs du Développement Durable à atteindre entre 2015 et 2030. Parmi ces programmes figurent la bonne santé et le bien-être (objectif N°3) ainsi que l’égalité entre les sexes (objectif N°5).

De même, le président Macron a déclaré Grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes le 25 novembre 2017.

Enfin, le rapport* en 2016 du Haut Conseil à l’Egalité ainsi que l’agenda 2017-2030 du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé préconisent l’introduction d’un module d’éducation à la sexualité lors de la formation de tous les professionnels de l’ACM.

RECOMMANDATION N°23 : Introduire un module sur l’éducation à la sexualité dans le cadre des formations dispensées aux personnels non qualifiés encadrant des dispositifs d’accueil des jeunes mineur.e.s et de loisirs (BAFA, BAFD…) ainsi qu’aux personnels suivant une formation professionnelle d’animation (BJEPS, DEJEPS, DUT animation sociale et socioculturelle…) Page 104*

Pour rappel, 40% des jeunes français de 18 ans ont au moins déjà fait un séjour en ACM. Hors des espaces normatifs (collège et lycée), tout en étant éloignés du regard des parents, les ACM représentent l’espace idéal de liberté et de découvertes pour les jeunes. Bien souvent, c’est l’occasion de la découverte de leurs premiers rapports amoureux. A cela s’ajoute le fait qu’il arrive fréquemment qu’il n’y a pas trop d’écart entre l’âge des jeunes et des animateurs. Le BAFA leur est accessible dès l’âge de 17 ans.

Ainsi, la posture des animateurs ou des directeurs d’ACM reste délicate au vue des besoins des jeunes et de l’injonction des parents : « Je ne veux pas que mon enfant ait des relations sexuelles », comme le rapporte Catherine LAPOIX, l’Adjointe au directeur de la jeunesse au ministère de la Jeunesse et des Sports le 27 novembre 2015.

Comment alors, animateurs et directeurs vont-ils gérer la situation si, au préalable, ils n’ont pas été suffisamment sensibilisés ou formés sur l’éducation à la sexualité ?

Par définition, les pré-adolescents et les adolescents ne se rendent pas toujours compte de leur comportement. la loi n’interdit pas les relations sexuelles entre mineurs. Le flou autour de la pseudo-majorité sexuelle complique les tâches des animateurs et directeurs d’ACM car la notion de consentement fait encore l’objet de projet de loi actuellement :

Mme Catherine DEROCHE, M. Alain HOUPERT et plusieurs de leurs collègues, est déposé au Sénat le 17 octobre 2017 pour une première lecture sur la présomption de non-consentement entre 13 et 15 ans.

En attendant la mise en place officielle d’un éventuel module lors de la formation des futurs BPJEPS, d’ors et déjà nous pouvons :

  • Débattre sur la nécessité du module « Education à la sexualité » lors de la formation BPJEPS
  • Rappeler la posture dans la direction des ACM vis-à-vis des pré-adolescents, adolescents et animateurs
  • Informer sur le cadre légal français
  • Proposer une banque de données (supports et réseaux d’éducation à la sexualité…)

Pour ce faire, ci-joint :

 


 

Synthèse des fiches d’évaluations Apprenants

 

Evaluation Apprenants